Mise à jour du 2 septembre 2011 :

Voilà qui est fait Netflix a effectivement perdu les droits Sony ET Disney, l’action de la société a immédiatement chutée de 9%.

Starz à déclaré que « cette décision était le résultat de leur stratégie qui visait à protéger la nature de leur marque et à préserver un prix approprié pour son contenu ».

Netflix n’a pas encore réagi.

Article original du 12 juillet 2011 :

Récemment des centaines de films Sony ont disparu du catalogue de Netflix, probablement ce qu’on appelle la rançon du succès…

Les utilisateurs de Netflix ont eu une belle surprise récemment en découvrant que des titres à succès comme The Social Network ou bien encore Salt avaient tout bonnement disparu du catalogue de la société spécialiste du streaming.

Dans un post sur son blog, Netflix parle d’un problème temporaire de contrat entre Sony et Starz. Starz étant un réseau câblé américain qui paie une licence pour accéder au catalogue de Sony, en 2008 Netflix avait alors signé avec Starz pour un contrat de 4 ans donnant à Netflix l’accès aux offres de Starz, incluant donc les productions Sony.

Mais les choses ne sont pas si simples et le contrat signé entre Starz et Sony comprenait une clause qui limitait le nombre d’abonnés pouvant regarder le catalogue Sony en ligne. Une fois que l’audience de Netflix a dépassé cette limite, le contrat est devenu nul. Et le contrat que Starz a signé avec Disney serait en train de suivre le même destin selon le LA Times.

Plus tôt dans l’année, Netflix avait parlé du contrat Starz comme un de ces plus importants car étant un des rares contrats lui donnant accès a des films récents. Ce contrat se termine début 2012, mais les soucis rencontrés avec Sony devraient accélerer la signature d’un nouveau contrat, il en va de la crédibilité de Netflix sur ce marché encore jeune.

Le tournant majeur de ces derniers mois se lit dans l’attitude différente que les studios commencent à adopter : ils ont maintenant réalisé le potentiel des solutions de streaming. Les contrats actuels ayant été signés il y a quelques années, le succès n’était pas encore au rendez-vous et les clauses étaient donc plutôt avantageuses pour les diffuseurs. Désormais, cela constitue une opportunité de plus de monétiser leur contenu, et les studios ne se priveront pas de récupérer une partie de cette nouvelle manne.

Conséquence logique, Netflix, qui avait dépensé en 2010 autour de 180 millions de dollars en acquisition de droits de diffusion, devrait dépenser près de 2 milliards de dollars en 2012, une situation qui pourrait devenir difficilement tenable pour Netflix qui a enregistré 161 millions de dollars de bénéfices en 2010.

Même si la base d’utilisateurs de Netflix suit une progression plus qu’appréciable (70% de hausse sur un an, 23 millions d’utilisateurs), d’autres acteurs ont les poches largement plus profondes pour supporter des coûts d’acquisition aussi élevés… Amazon, Google, Microsoft et Apple en sont les premiers.